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Mardi 29 juin, devant la salle comble du théâtre Pierre de Roubaix, Martine AUBRY, Gilles PARGNEAUX et René VANDIERENDONCK ont détaillé les propositions du PS pour une réforme juste, efficace et durable des retraites.
Martine AUBRY a rappelé combien la réforme du gouvernement, qui fait porter tout l’effort sur les salariés et les retraités, n’a même pas l’excuse de résoudre durablement le problème !
La réforme du gouvernement ne résoud pas le problème des retraites !
Le décalage de l’âge légal de départ à 62 ans finance à peine le quart des 45 millions d’euros nécessaires chaque année. Nicolas Sarkozy compte surtout sur le pillage du fonds de réserve des retraites, institué par les socialistes, pour présenter des comptes à l’équilibre en 2012. Mais une fois ce fonds épuisé, il n’y aura plus qu’à tout reprendre à zéro… Après tout, nous en sommes déjà à la troisième réforme des retraites en 7 ans.
En réalité, quand une grande partie des personnes de 55 à 60 ans sont au chômage, l’allongement de l’âge de départ légal revient surtout à remplir les caisses de retraite… en vidant celles des Assédic et du RSA !
La réforme du gouvernement n’est pas une réforme juste
95% des financements proviennent des salariés et des retraités. La ponction sur les revenus du capital reste symbolique.
Le gouvernement affirme prendre en compte la pénibilité du travail ? Il ne financera en réalité que 10 000 départs anticipés par an. Et la pénibilité sera évaluée au cas par cas, par le médecin du travail. En réalité, ne pourront bénéficier de la mesure que les personnes déjà épuisées et incapables de poursuivre leur activité.
Le Parti socialiste présente une réforme durable et chiffrée
Oui, il faut agir. Le déficit de notre système de retraites est préoccupant, même s’il n’est pas irrattrapable.
Celui de l’Etat (140 MdE, 8% du PIB, un record !) est bien plus important, avec tous les cadeaux fiscaux que Nicolas Sarkozy a offerts à ses clients politiques. Le PS, qui a, en cinq ans, su remettre à l’équilibre les comptes de l’Etat et de la Sécurité sociale, diminué le chômage, créé le fonds de réserve des retraites et mis en place le Conseil d’orientation des retraites n’a pas de leçon à recevoir d’un gouvernement qui a tant appauvri l’Etat !
Le PS propose de financer les retraites en sollicitant largement les revenus du capital (stock-options, dividendes…) à côté de ceux du travail (augmentation progressive des taux de cotisation à partir de 2012). Un prélèvement spécifique sur les bénéfices des banques permettra d’abonder le fonds de réserve des retraites. Grâce à ces mesures, le financement est assuré jusqu’en 2025.
La réforme du PS prend en compte la démographie, mais avec justice
Ceux qui veulent partir après 60 ans le pourront, avec une surcote possible. Mais l’âge légal doit rester à 60 ans pour tous ceux qui ont été usés par une vie de travail pénible, commencée tôt. Beaucoup de Français ont dépassé 41 ans de cotisations avant même d’avoir 60 ans ! Nous refusons de les maintenir en emploi -et souvent au chômage- plusieurs années supplémentaires.
N’oublions pas que les cadres vivent 7 ans de plus que les ouvriers. Pourquoi faudrait-il qu’ils partent tous en retraite en même temps ? Aujourd’hui, par le simple fait d’une durée de vie raccourcie, les ouvriers financent les retraites des cadres. Voilà pourquoi le PS, en maintenant l’âge légal à 60 ans, veut permettre à ceux qui ont pratiqué des métiers pénibles de gagner des trimestres. A l’inverse, ceux qui ont commencé à travailler tard obtiendront leur retraite à taux plein après 60 ans.
Le Parti socialiste propose une réforme qui prend en compte tous les temps de vie
La réforme que nous proposons intègre la formation, prise en compte dans le calcul des années d’activité. Un droit à la formation inversement proportionnel au niveau d’études initial serait aussi institué.
Le PS propose également un effort particulier sur le taux d’emploi des seniors, l’un des plus bas de l’OCDE. En nous inspirant des exemples canadien, finlandais ou néerlandais, nous pouvons l’améliorer d’une dizaine de points au moins. Parce que le financement des retraites dépend d’abord du nombre de personnes qui cotisent réellement.
La page de la soirée de Roubaix sur le site national du Parti socialiste




