Nicolas Sarkozy joue les prestidigi- tateurs. Contesté sur sa droite, inquiet d’une monté du chômage qui ne faiblit pas, sentant la contestation sociale s’amplifier à cinq mois des Régionales, il a choisi l’escamotage. Le truc de la menace sécuritaire ayant déjà bien servi, il nous sert cette fois, efficacement secondé par le docile Besson, le grand numéro de l’identité nationale.
Mauvaise idée… Nous serons là pour lui rappeler que l’identité nationale s’est forgée de révolution en révolution, que la tradition d’accueil et de défense des droits humains fonde notre pacte républicain. Qu’il n’oublie pas que le rouge fait partie du drapeau et que l’égalité et la fraternité constituent les deux tiers de notre devise. L’identité nationale dont il se gargarise, c’est lui qui la piétine. Nous la défendrons.